ALLIANCE DYS’SOLUTIONS FRANCE
dyslexie, dyspraxie, dyscalculie, dysphasie, TDAH, HP
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La dyslexie et la dysorthographie

La dysorthographie découle de la dyslexie, l’une ne va pas sans l’autre et forment ainsi la difficulté au langage écrit. Un mauvais lecteur sera un mauvais transcripteur, d’autant plus que la transcription est moins facile que la lecture. C’est la raison pour laquelle ces deux troubles sont traités dans un seul et même chapitre.

Une définition :

La dyslexie est un trouble spécifique de l’apprentissage de la lecture, qui se caractérise par une diminution significative des performances en lecture, en orthographe, par rapport à la norme d’âge. Ces difficultés sont durables et ne sont pas un simple retard d’acquisitions. Les mécanismes fondamentaux du langage écrit sont atteints dans leur structure même, souvent à la fois dans l’expression et dans la compréhension.

Il s’agit d’un trouble durable du langage écrit affectant la lecture, l’orthographe mais aussi l’écriture.

On parle de dyslexie pour les troubles de la lecture et de dysorthographie pour les troubles de l’orthographe.

Ces troubles se distinguent d’un simple retard d’acquisition, d’un retard mental, d’un problème auditif, d’un problème visuel, d’un problème affectif, d’un problème d’élocution, du bilinguisme. Parce que ces troubles neurologiques sont durables et persistent dans le temps, ils relèvent du handicap.

 

ATTENTION: Être lecteur, c'est lire avec fluidité et comprendre ce que l'on lit.

 

Rappel:

La dyslexie est une difficulté d'apprentissage de l'orthographe et de la lecture. 50% des enfants dyslexiques seront également dysgraphiques. Ce trouble concerne entre 8 et 10 % des enfants et, en grande majorité, des garçons (trois fois plus que les filles).

La dyslexie n'a pas d'origine psychiatrique et n'est pas causée par une déficience intellectuelle. Elle pourrait être d'origine génétique. Les enfants grands prématurés sont concernés par les DYS (Dyslexie, Dyspraxie).

 

Quelques repères des difficultés, parmi les plus connus :

I/ dans le déchiffrage: 

Les erreurs perceptives

  • confusions auditives (f/v; ch/j; p/b; c/g; a/an; u/ou)

Les consonnes constrictives (s, ch, j, z, f, v) sont remplacées par les consonnes occlusives (t, k, p, d,g)Les consonnes sonores (b, d, g, v, j, s) sont remplacées par les consonnes sourdes (p, t, k, f, ch, s)

  • confusions visuelles (p/q/d/b; m/n ; f/t; ale)

  • inversions de lettres et/ou de syllabes  (tri/tir ; pile/pli)

  • omissions (bar/ba ; arbre/arbe ; propre/prop)

  • adjonctions (y aller/y allyer) (paquet/parquet), (odeur/ordeur), (poltron/polteron),(escapade/cascapade)

  • contaminations (dorure/rorure ; âne/ané) (palier/papier)

Les erreurs dues à des difficultés de mémorisation de certains mécanismes de lecture

  • mauvais découpage des syllabes (menace/men-ace)

  • confusions sur la double valeur de c et g (ca, co, ce, ci...)

  • confusions ss/s (poisson/poison)

Les erreurs linguistiques

  • omissions, additions ou substitutions de mots lexicaux ou grammaticaux (une/la; travaillant/traversant)

  • erreurs de liaison (trop inférieur/trozinférieur)

  • lecture lente, hésitante, saccadée, ignorance de la ponctuation

 

II/  dans la compréhension :

Sur le plan de la compréhension, le dyslexique ne saisit qu’un sens partiel, ou pas de sens du tout, de ce qu’il a déchiffré; le message du texte lui échappe totalement ou partiellement. On comprend mieux pourquoi il n’aime pas lire…

L’enfant dyslexique peut avoir des difficultés à comprendre le sens du message écrit et rejette souvent les matières ou activités qui font appel à l’écrit.

 

Les signes d’alerte de la dyslexie
Lorsqu'il lit, il se plaint de vertige, de mal de tête ou de mal de ventre, se tortille sur sa chaise. Il est désorienté par les lettres, les chiffres, les mots, les séquences ou les explications orales. En lecture comme en écriture, il fait des répétitions, des substitutions, des omissions, des additions, des transpositions et des inversions de lettres, de chiffres et/ou de mots. Il peut se plaindre de ressentir ou de voir des mouvements non existants. Il donne l'impression d'avoir des problèmes de vision non confirmés par un bilan ophtalmologique. Mais un bilan d’orthoptie est impératif car les troubles visuo spatiaux sont récurrents. Lecture et relecture n’apportent pas la compréhension. Lire (déchiffrer) ou comprendre, il doit choisir….

Même avec de nombreuses séances d’orthophonie, la fluidité de la lecture ne sera pas acquise. Et donc, n’ayant pas de lexique, son orthographe est  phonétique, incohérente et variable.

Ce qui est difficilement compréhensible pour les parents (mais pas seulement pour les parents) est que, par exemple, l’enfant peut écrire 5 fois de suite un mot juste et le faire faux la sixième fois, et faux aussi dès que le contexte autour du mot change, ex : mot : fleur, et la fleure rose. Il apprend sa leçon le soir et la connaît et le lendemain n’arrivera pas à la retranscrire lors du contrôle. Les parents s'interrogent beaucoup sur cette leçon apprise qu'il ne saura pas restituer le lendemain en classe mais il faut comprendre que la leçon est sur à l'oral et la retranscription du lendemain se fait à l'écrit.


Les signes d’alerte les plus courants de la dysorthographie :

  • une dyslexie

  • une lenteur d’exécution, des hésitations et une pauvreté des productions

  • des difficultés à recopier un texte

  • des difficultés à conjuguer et à faire l'accord correctement dans le groupe nominal et le groupe verbal

  • à organiser des phrases syntaxiquement correctes

  • fautes d’orthographe résistantes d’usage ( chevaux/cheveaux ; pommier/pomier)

  • erreurs perceptives du même type que celles du dyslexique

  • erreurs linguistiques

  • erreurs de découpage anarchique des mots (larmoire ; m’est égal/métégale) avec des mots collé (« unabit » pour « un habit »)

  • disparition ou transformation de certains sons (« fagile » pour « fragile ») ou syllabes (« vragile »)

  • erreurs sur les formes verbales, fautes de conjugaison

  • erreurs d’analyse grammaticale, erreurs de genre

  • des erreurs de copie (des mots)

  • des économies de syllabes (semblable/semble)

  • des omissions (bébé/bb, liberté/librt)

Ces difficultés entraînent notamment une écriture lente, irrégulière et maladroite. Les rédactions sont anormalement pauvres.

 

 

   

 

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